Mairie de Lanhouarneau

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Lanhouarneau d'autrefois Lanhouarneau d'autrefois

L’année 2009 a vu la naissance du bulletin mensuel “Lanhouarneau … d’autrefois” qui traite du patrimoine (borne de corvée…) des personnalités (Charles Le Bris…) ou de l’histoire de notre commune.

Herveline

L’étude des inscriptions sur la cloche se trouvant à l’Est dans le clocher nous indique ceci : « Je m’appelle HERVELINE, m’ont ainsi nommé Pierre Leost de Milin-soul et Marie Yvonne Jézéquel de Coatuet. J’ai été bénite par monsieur le chanoine Auguste Kerbaul curé doyen de Plouescat, Joseph Merrien recteur de Lanhouarneau, René Méar maire, Georges Farnier fondeur à Robécourt (Vosges).1938 »

Ces informations sont complétées par les archives paroissiales, qui indiquent : « Le dimanche de quasimodo 24 avril 1938 a été bénite par Monsieur le chanoine Kerbaul curé doyen de Plouescat une cloche neuve de 800 Kg du nom d’Herveline. Elle remplaçait une ancienne cloche du même poids donnant la même note « Fa » datant de 1708. Elle fut faite par Monsieur Georges Farnier fonderie Jeanne d’Arc à Robécourt (Vosges). »

Pour la pose de la cloche il sera fait appel à 2 menuisiers de Lanhouarneau, Monsieur Le Ber menuisier pour 6 journées de travail et Monsieur Perrot menuisier pour 8 journées de travail.

Charles Le Bris (1664-1736)

Charles Le Bris est né à Lanhouarneau en 1664 sans aucune précision de lieu.

Fils de Charles et de Marguerite Henry il vécut le début de sa vie à Lanhouarneau, l’acte de sa tonsure en 1689 l’indique. C’est cette même année que sa famille quitte Lanhouarneau pour Plougar, où il sera prêtre de 1691 à 1694, après avoir été ordonné le 23 septembre 1691 à Saint Pol de Léon.

En 1711, on le retrouve comme aumônier des Dames de l’Union Chrétienne, communauté établie à Brest en 1694 et vouée à l’éducation des filles et à l’oeuvre des retraites.
Il quitte le Léon le 8 septembre 1715, pour devenir aumônier de l’hôpital de l’Hôtel-Dieu et de la communauté des religieuses Augustines de Carhaix, ville où il décèdera le 8 octobre 1736 à l’âge de 72 ans.

Cette mise en lumière vient du fait que parmi les auteurs de littérature religieuse en langue bretonne au XVIIIe siècle, Charles Le Bris fût certainement le plus abondant.
On lui doit quinze ouvrages tels que la traduction bretonne de l’introduction à la vie dévote, de saint François de Sales (1710), Preparationnou ar maro (1722) et Collocou ar C’halvar (1740) dont la plupart bénéficièrent de rééditions. Sept de ces cantiques figurent encore dans notre manuel actuel de cantiques bretons.
Les plus connus sont l’Angélus breton : Un arc’hel a berz an aotrou, Ni ho salud steredenn vor, Ni ho salud rouannez an elez.

Le projet de Charles Le Bris était de donner aux bretonnants des livres de piété écrits dans leur langue. L’ouvrage le plus important est sans conteste Heuriou brezonek ha latin : de par son volume (700 pages), de par ses rééditions au nombre de 35 (il était encore en vente et en usage au début du XXe siècle) et de par l’influence qu’il a exercée. Ce livre a servi pendant deux siècles environ, en donnant les offices de l’année en prose ou en vers, agrémenté d’explications et de commentaires sur les cérémonies et le cycle liturgique. Ce livre était connu du peuple sous le nomde « Heuriou Briz », ainsi à Lanhouarneau aujourd’hui tout livre se dit : « eun euriou » plutôt que « leor ou leoriou ».

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